consolanteAu début, j'ai eu peur. ''La consolante''? Késako?
En tenant le nouveau Anna Gavalda dans mes mains, j'ai flippé. Une couverture un peu étrange, un titre qui ne me disait rien... soit. Elle nous a déjà habitué à ça.
Mais après j'ai commencé à le lire. Et là j'ai paniqué. Un style d'écriture nouveau, intérressant, mais perturbant pendant les 200 premières pages. Et surtout... pas d'histoire. Pas d'intrigue. Pas d'action. Rien.
Les fameuses 200 premières pages !

A cette heure, je ne suis pas la seule à vous le dire... les 200 premières pages de la consolante, on met 3 semaines à les lire. Les 400 pages suivantes... dans mon cas... 24h.

Pour ne rien vous dévoiler de ce roman, je dirais juste: accrochez-vous !
Finallement vous vous en voudrez d'avoir passé si longtemps sur ces premières pages. Car Anna Gavalda n'écrit pas une histoire, elle écrit quelqu'un. Je pense que, toutefois, le livre ne plaira pas à un public aussi large que ses précédents ouvrages, car celui-ci est plus profond et plus difficile. Mais avec La Consolante, Anna Gavalda signe définitivement son entrée dans le cercle des GRANDS auteurs de notre époque.

Et à la fin, c'est une déchirure de devoir quitter Charles. Bien qu'on ne quitte jamais vraiment un personnage. On se l'approprie. J'aimerais juste ajouter: "Merci, Anna, d'avoir fait entrer Charles dans ma vie".