Janvier 2007 : les salles de cinéma et télévisions américaines sont envahis d’une bande annonce spectaculaire, sans titre, montrant la destruction de New York.

cloverfieldUne histoire imaginée Drew Goddard (scénariste de Lost et d’Alias), et produite par J.J Abrams (Lost, Alias, Felicity) … voila de quoi intriguer sérieusement les fanatiques de fantastique. Et le buzz à commencé…

Un marketing tonitruant, une affiche génialissime, un pitch prometteur (la destruction de New York façon Blair Witch Project), une bande-annonce qui déménage… Voila de quoi vous donner envie d’aller au cinéma dès la première semaine de sortie… (meilleur démarrage de l’histoire pour un mois de janvier devant La menace Fantôme, avec 41 millions de dollars de recette en une semaine).

Février 2008: Une fois installée dans la salle obscure, le film démarre… il vous reste alors moins de 10 min avant d’être pris de fortes nausées ou de maux de tête tant la caméra bouge, les images sont saccadées et instables. Pour votre santé, un motilium est donc de rigueur avant la projection (évitez les pops corn) ! Après une succession de clichés, l’action commence enfin. L’électricité se coupe, la terre tremble, les immeubles s’effondrent, les blocs de poussières détruisent tout sur leur passage et on assiste à une véritable vision apocalyptique de New York post 11 septembre.

ET voila le seul intérêt du film : la représentation de la psychose new-yorkaise post-attentats. Le monstre : un ben-laden version godzilla qu’il aurait mieux fallu ne pas montrer à l’écran pour conserver l’intérêt du film : l’angoisse de l’inconnu qui attaque des civils innocents . New York est attaquée, mais on ne sait pas d’où vient la menace, ni quand cela va se terminer. « On ne sait pas ce que c’est, mais c’est en train de gagner », voila une réplique qui nous change du fameux « Dieu sauve l’Amérique, l’Amérique sauve le monde » d’Independance Day. 10 ans plus tard, l’Amérique à changé, son cinéma aussi.

Réalisé avec un « petit » budget de 25 millions de dollars, Cloverfield reste très décevant, parce que c’est « too much ». Trop de monstre en pâte à modeler. Trop de fausses araignées. Trop de héroïsme. Trop neuneu. Trop long. Trop américain. Trop sérieux. Trop de marketing.
Donc décevant parce que trop prometteur. Combien de temps les spectateurs se laisseront avoir par des campagnes marketing monstrueuses, qui laissent finalement place à des films « impostures ». Ce qui est d’autant plus dommage que face au troisième opus d’Astérix (l’imposture française de l’année), on attendait un bon gros blockbuster hollywoodien. Zut !